Ville de Caginan

Covoiturage : les conséquences de l’utilisation de la voiture sur l’environnement


Depuis plusieurs années, les effets polluants relatifs à l'utilisation de carburant fossile dans les moyens de transport font l'objet d'une attention particulière. En effet, il a été maintes fois prouvé que les émissions polluantes provenant des tuyaux d'échappement des véhicules sont en grande partie responsables de l'effet de serre, et que les émissions des climatiseurs contribuent à l'appauvrissement de la couche d'ozone entraînant ainsi des conséquences néfastes sur la qualité de l'air et sur notre environnement. Le smog, les pluies acides, les gaz à effet de serre et l'amincissement de la couche d'ozone stratosphérique en sont les principales conséquences.

Luttant contre ces éléments nocifs pour l’environnement, la Ville de Carignan décrète une semaine du covoiturage du 12 au 18 mars et a lancé un concours intitulé « Embarque! » pour sensibiliser les utilisateurs de la route 112 aux bienfaits du covoiturage. Participez au concours #libèrela112 d’ici le 20 mars prochain et courez la chance de remporter l’un des 6 prix de 50 $.

Tous les détails du concours



Le smog

Le smog est composé de deux ingrédients principaux : l’ozone troposphérique, appelé également « ozone au niveau du sol » et les particules en suspension dans l’air.

L’ozone troposphérique résulte d’un mécanisme relativement compliqué puisque nous n’émettons pas directement de l’ozone (N), mais qu’il se forme à partir de l’effet du rayonnement du soleil dans un processus de photochimie sur d’autres polluants comme l’oxyde d’azote (NOx, x étant 1 pour le monoxyde d’azote et 2 pour le dioxyde d’azote) émis par les véhicules et des composés organiques volatils. L’oxyde d’azote est le résultat de la combustion d’un carburant fossile, comme l’essence, et les composés volatiles sont des vapeurs et des gaz provenant du carbone, comme le monoxyde de carbone (CO), le méthane et les hydrocarbures chlorofluorés (chlorofluorocarbures — CFC). Par temps chaud et ensoleillé, les oxydes d’azote et les composés organiques réagissent pour produire des concentrations élevées d’ozone dans l’air que nous respirons.

Ainsi, le smog est très nocif pour la santé lequel provoque la toux, une respiration sifflante et des serrements de poitrine. Il peut causer également des maladies cardiaques.


Les pluies acides

Les pluies acides résultent de la dispersion dans l’atmosphère de polluants comme le dioxyde de soufre (SO2) et les oxydes d’azote et moindrement le dioxyde de carbone (CO2) qui, une fois mêlés à l’eau et à l’air réagissent et forment de l’acide sulfurique et nitrique. Ceux-ci peuvent être transportés, au gré des vents, dans l’air sur de longues distances avant d’être ramenés sur Terre sous forme de pluie, de neige, de brouillard ou de poussières.

Ces gaz proviennent essentiellement de la combustion de matière fossile par l’Homme, mais aussi des éruptions volcaniques, la foudre, la décomposition biologique, les océans, les feux de forêt, etc. Les usines, le chauffage et la circulation automobile en sont les principales sources.

Les activités humaines qui en sont responsables sont les transports (35 %), les procédés industriels et la combustion de carburant (23 %), la production d’énergie (12 %) et les autres industries (30 %).

L’acidité des lacs empêche le développement normal des espèces et des végétaux qu’ils abritent. La flore est affaiblie, résiste moins bien aux maladies et aux hivers rigoureux. Les sols acidifiés empoisonnent les arbres, les affaiblissent, et peuvent les tuer dans les cas graves. La base de la chaîne alimentaire est également touchée, ainsi que tous les animaux qui en dépendent. Les oiseaux et mammifères aquatiques sont en particulier touchés. L’acidité des pluies peut également accélérer l’érosion naturelle de nombreux matériaux, notamment la pierre de calcaire, ainsi que la corrosion de certains métaux. De nombreux bâtiments et éléments construits du Patrimoine mondial ont été attaqués ces dernières années par l’acidité de l’air.

Ainsi, toutes les formes de précipitations acides (pluie, neige, brume et brouillard, grêle, neige, rosée, smog et aérosols, etc. dégradent, voire détruisent, des écosystèmes et certains bâtiments fragiles anciens.



Les gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) sont souvent désignés comme étant le moteur des changements climatiques qui semblent vouloir se dessiner. En effet, au Canada en 1995 on estimait que les voitures ont rejeté dans l’atmosphère environ 57 millions de tonnes de dioxyde de carbone, le principal gaz causant l’effet de serre.

L’effet de serre est un processus naturel de réchauffement de l’atmosphère qui maintient la température de la planète à un niveau élevé pour permettre la vie. L’atmosphère de la Terre agit comme le verre sur une serre: lorsque le rayonnement solaire traverse l’atmosphère et réchauffe la planète, la chaleur est ensuite réfléchie vers l’espace, mais reste piégée à la surface de la Terre dans les gaz présents dans l’atmosphère. On estime que la température moyenne augmente de 0,3 degré Celsius par décennie qui a comme conséquences des tempêtes tropicales qui sont de plus en plus violentes, des inondations dans les zones côtières, et le pergélisol dans l’Ouest canadien qui dégèle.

La vapeur d’eau, le méthane, l’oxyde nitreux, l’ozone troposphérique, les chlorofluorocarbures et le dioxyde de carbone, ou gaz carbonique, sont les principaux gaz causant l’effet de serre. Le dioxyde de carbone est à l’origine de plus de la moitié de l’ensemble des tendances en matière de changement climatique, et ce sont les voitures qui en sont responsables à elles seules de 14 % des émissions totales de gaz carbonique. Grâce aux améliorations concernant l’efficacité énergétique, les émissions canadiennes de gaz carbonique par habitant ont diminué. Cependant, les émissions totales ont augmenté par la suite de l’accroissement du nombre de véhicules en circulation.

Ainsi, les gaz à effet de serre contribuent à l’élévation des températures sur la planète Terre modifiant les climats de tous les coins du monde.


L’amincissement de la couche d’ozone stratosphérique

La couche d’ozone stratosphérique est une fine couche de gaz (dioxygène — O2), donc d’ozone, située dans la partie supérieure de l’atmosphère, cet ozone est produit par l’action du rayonnement solaire sur les molécules de dioxygène à haute altitude (entre 20 et 50 km d’altitude). Son rôle est de protéger la Terre contre les rayons ultraviolets (UV) émis par le Soleil dangereux pour les organismes vivants.

Cependant, la couche d’ozone devient de plus en plus ténue, en raison de l’émission de substances, comme les chlorofluorocarbures (CFC) contenus dans les climatiseurs des voitures et les aérosols, qui détruisent les molécules d’ozone. On parle alors de phénomène dit « trou dans la couche d’ozone ».

Les systèmes de climatisation automobiles constituent la troisième plus importante source de CFC dans l’atmosphère. Environnement Canada estime que 60 % des 14 millions de véhicules en circulation au Canada utilisent un système d’air conditionné.

De plus, les circuits contenant les CFC sont perméables. Il faut donc les recharger deux ou trois fois dans leur durée de vie. Également, les véhicules accidentés sont susceptibles de laisser échapper des CFC.

Toutefois, depuis le début des années 1990, les manufacturiers automobiles ont mis sur le marché des véhicules utilisant des hydrocarbures fluorés (hydrofluorocarbures — HFC) en remplacement des CFC. Ceux-ci ne détruiraient pas la couche d’ozone. Depuis 1995, tous les fabricants automobiles ont remplacé les CFC par les HFC dans les systèmes de climatisation des voitures neuves.

Source : www.lautomobile.ca


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